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Aides sociales à l'étranger : ce que le consulat peut faire
Les prestations sociales françaises ne s'exportent pas, mais un dispositif d'aide propre aux Français de l'étranger existe, géré par les consulats. Ce guide présente les aides, leurs conditions et la démarche. Mis à jour le 12/09/2026.
Le principe
Un Français résidant à l'étranger ne perçoit plus les minima sociaux français (RSA, allocations familiales, aides au logement). En revanche, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères finance des aides sociales consulaires, attribuées par le consulat après avis du conseil consulaire pour la protection et l'action sociale (CCPAS), sous conditions d'inscription au registre, de ressources et de résidence.
Les principales aides
- Allocation de solidarité pour les personnes âgées disposant de faibles ressources.
- Allocation adulte handicapé et allocation enfant handicapé, sur justificatif d'un taux d'incapacité.
- Secours occasionnels et aides exceptionnelles pour faire face à une situation de détresse ponctuelle.
- Aides à l'enfance en détresse et prise en charge de certains frais médicaux d'urgence.
- Rapatriement sanitaire ou social vers la France, dans les cas prévus, en lien avec le consulat.
La démarche
La demande se dépose au consulat, avec les justificatifs de ressources, de résidence et de situation. Les montants dépendent d'un taux de base fixé chaque année par pays selon le coût de la vie : ils ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Le CCPAS, où siègent les conseillers des Français de l'étranger et des associations, se réunit au moins une fois par an pour examiner les dossiers.
Autres relais
Les sociétés françaises de bienfaisance et les associations d'entraide locales complètent le dispositif ; le consulat en tient la liste. Pour la couverture maladie, la CFE propose une adhésion à tarif réduit pour les faibles revenus : voir santé et CFE. Un retour en France peut aussi ouvrir de nouveaux droits : retour en France.
Avant de solliciter le consulat : ce que recommandent les services consulaires
Le réseau diplomatique rappelle un ordre de priorité : en cas de difficulté, il convient d'abord de solliciter la solidarité familiale et amicale (il existe une obligation d'aliments entre parents et enfants, enfants et parents, et entre époux), de se rapprocher du tissu associatif local et de vérifier son éligibilité à d'éventuelles aides du pays de résidence. Les aides consulaires viennent en complément, elles ne sont pas automatiques.
Autre point essentiel : le versement de ces aides n'est pas de droit et doit faire l'objet d'une demande chaque année auprès du consulat dont dépend votre lieu de résidence. Le conseil consulaire pour la protection et l'action sociale (CCPAS), composé d'élus et d'agents du poste, se réunit une fois par an pour examiner les demandes éligibles.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis (consulté le 25/09/2026).
Quelle aide selon votre situation ?
Le site du réseau diplomatique classe les aides par situation. Chaque aide reste soumise à l'examen du poste.
- 65 ans ou plus, ou plus de 60 ans et inapte au travail : l'allocation de solidarité, versée mensuellement sous conditions de ressources.
- Handicap, 20 ans ou plus : l'allocation adulte handicapé, sous conditions de ressources, pour les personnes inscrites au registre titulaires d'une carte d'invalidité délivrée par une MDPH (taux d'incapacité d'au moins 80 %).
- Handicap, moins de 20 ans : l'allocation enfant handicapé, sans condition de ressources, avec une carte d'invalidité MDPH (taux d'incapacité d'au moins 50 %). Une aide au financement d'un accompagnant (AESH) est possible si l'enfant est scolarisé dans un établissement homologué.
- Enfant scolarisé dans un établissement du réseau AEFE ou de la Mission laïque française : une bourse scolaire, sous conditions de ressources, versée à l'établissement.
- Enfant en situation de détresse : le secours mensuel spécifique enfants, aide exceptionnelle qui doit répondre à un projet concret (soutien psychologique, médical ou alimentaire) et ne s'assimile pas à une allocation familiale.
- Bouleversement personnel ou familial (décès, séparation, divorce, accident, maladie grave, licenciement) : l'allocation à durée déterminée, accordée à titre exceptionnel sur quelques mois après examen attentif.
- Anciens combattants, veuves et certains civils : un secours annuel dans les cas prévus.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis (consulté le 25/09/2026).
Étape par étape
- 1. Vérifier votre inscription au registre des Français établis hors de France : elle est demandée pour ces aides. Voir l'inscription au registre consulaire.
- 2. Identifier l'aide correspondant à votre situation sur la page de votre consulat, puisque les procédures et les calendriers sont propres à chaque poste.
- 3. Contacter le consulat : la page officielle propose un formulaire pour être orienté vers le service compétent, et le poste se tient à disposition pour accompagner la démarche.
- 4. Rassembler les justificatifs que le poste demande (ressources, résidence, situation familiale, taux d'incapacité le cas échéant).
- 5. Renouveler chaque année : l'aide n'étant pas de droit, une nouvelle demande est nécessaire.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis (consulté le 25/09/2026).
Cas concrets
Une personne âgée aux ressources modestes. Elle est inscrite au registre et vit seule dans son pays de résidence depuis longtemps. Après avoir examiné les solidarités locales et familiales, elle se renseigne auprès du consulat sur l'allocation de solidarité, dont l'octroi est examiné chaque année par le CCPAS. Elle prend aussi contact avec le service local concerné pour la couverture maladie ; voir notre page santé et CFE.
Un parent qui perd son emploi après une séparation. Sa situation temporaire peut relever de l'allocation à durée déterminée, accordée à titre exceptionnel et pour une durée de quelques mois. Si un enfant en pâtit concrètement (santé, équilibre psychologique, éducation), le secours mensuel spécifique enfants peut être étudié à condition qu'un projet d'aide précis soit présenté. Dans les deux cas, c'est le consulat qui instruit le dossier.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis (consulté le 25/09/2026).
Erreurs fréquentes
- Croire qu'il s'agit d'un équivalent des minima sociaux français : ces aides ne sont pas de droit et sont soumises à l'enveloppe et à l'avis du CCPAS.
- Ne pas renouveler la demande chaque année.
- Confondre la bourse scolaire, versée à l'établissement, avec une aide directe aux familles.
- Présenter le secours mensuel spécifique enfants comme une allocation familiale : il doit répondre à un besoin précis de l'enfant.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis (consulté le 25/09/2026).
Ce qui change selon votre profil
Retraité : l'allocation de solidarité est la première piste, avec des conditions d'âge et de ressources. Famille : bourses scolaires, secours pour enfant en détresse et aide AESH sont à distinguer. Personne en situation de handicap : AAH ou AEH selon l'âge, avec une carte d'invalidité MDPH. Personne en difficulté passagère : allocation à durée déterminée. Pour la scolarité, voir aussi bourses scolaires AEFE.
Sources : Aides sociales | La France aux États-Unis ; Critères et modalités d'obtention | AEFE (consulté le 25/09/2026).
Questions fréquentes
Puis-je toucher le RSA ou les allocations familiales à l'étranger ?
Non, ces prestations supposent une résidence en France. Des aides consulaires spécifiques existent pour les Français de l'étranger en difficulté.
Où déposer une demande d'aide sociale ?
Au consulat de votre pays de résidence, qui instruit le dossier et le soumet au CCPAS.
Faut-il être inscrit au registre ?
Oui, l'inscription au registre des Français établis hors de France est une condition.
Les montants sont-ils les mêmes partout ?
Non, ils sont calculés à partir d'un taux de base fixé par pays selon le coût de la vie.
Les autres guides
Renouveler son passeport ou sa carte d'identité à l'étranger · Mariage, PACS, naissance à l'étranger · Succession et donation quand on vit à l'étranger · Acheter, louer ou vendre un bien en France depuis l'étranger · Permis de conduire à l'étranger · Chômage et expatriation · Détachement ou expatriation · Bourses scolaires AEFE · Certificat de vie
Questions fréquentes
Une aide consulaire est-elle un droit ?
Non. Le ministère précise que le versement de ces aides n'est pas de droit et doit faire l'objet d'une demande chaque année auprès du consulat.
À qui s'adresse l'allocation de solidarité ?
Aux personnes inscrites au registre âgées de 65 ans ou plus, ou de plus de 60 ans et inaptes au travail, sous conditions de ressources.
Que faire en cas de difficulté temporaire grave ?
Une allocation à durée déterminée peut être étudiée à titre exceptionnel après un événement personnel ou familial difficile ; le consulat instruit la demande.
SOURCES OFFICIELLES (consultées le 12/09/2026)
- Aides sociales | La France aux États-Unis
- Critères et modalités d'obtention | AEFE
- Demander une bourse scolaire | France Diplomatie
- France Diplomatie — action sociale en faveur des Français de l'étranger
- Service-public.fr — aides sociales à l'étranger
- Caisse des Français de l'étranger — adhésion à tarif réduit
Informations générales, sans valeur de conseil individualisé : les démarches officielles s'effectuent auprès du consulat, des caisses et des administrations compétentes, vers lesquels chaque section renvoie.